Communications et conférences

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Hélène Averseng

Hélène Averseng a obtenu le premier Prix des Lyriades en 2013 pour son mémoire de recherche La représentation du sacré ou la religion démontrée dans le mystère du Jour du Jugement. Titulaire d’un Master de Lettres Modernes à l’Université d’Angers, elle est actuellement agrégative à l’université de Rennes 2. Tout en travaillant sur le théâtre médiéval, elle projette de débuter un doctorat sur les littératures sacrées du xiie au xve siècles.

Repas, banquets et festins, une histoire de mots

Le banquet, le souper, le festin – mais aussi la famine, la disette… Voilà des mots qui nourrissent à la fois notre histoire et nos imaginaires. Si nous retraçons leur évolution et celle de leurs emplois, ces mots possédent aussi bien un sens propre se rapportant à l’alimentaire que des emplois métaphoriques ou poétiques. Que nous montre cette évolution, retracée de leur étymon à aujourd’hui, de notre relation historique à l’alimentation et du rapport philosophique ou poétique que ce vocabulaire entretient avec elle ?

Patrick Barbier

Patrick Barbier est historien de la musique et professeur à l’université catholique de l’Ouest. Italianiste de formation, il a obtenu son doctorat à l’université de Rennes II puis son HDR en Arts du spectacle à Paris III. Il a écrit une dizaine d’ouvrages sur les rapports entre la musique et la société, à l’époque baroque et à l’époque romantique, tout en produisant diverses émissions musicales sur France-Musique. Patrick Barbier donne de nombreuses conférences en France et à l’étranger, il est membre de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, et président du Centro Studi Farinelli (Bologne). Il a publié notamment :

– Histoire des Castrats, Grasset, 1989 ;

– Farinelli, le castrat des Lumières, Grasset, 1992 ;

– La Venise de Vivaldi, Grasset, 2002 ;

– La Malibran, reine de l’opéra romantique, Pygmalion, 2005 ;

– Pauline Viardot, biographie, Grasset, 2009 ;

– Naples en fête, théâtre, musique et castrats au xviiie siècle, Grasset, 2012.

Vins et poésie

Patrick Barbier ménagera des pauses musicales, particulièrement choisies, entre la lecture de leurs poèmes que feront les lauréats du concours Vins et poésie organisé par Gérard Cogan autour des AOC Anjou-Villages Brissac et Coteaux de l’Aubance, en partenariat avec l’Office de Tourisme Brissac Loire-Aubance et l’université catholique de l’Ouest.

Eric Birlouez

Eric Birlouez est ingénieur agronome (AgroParisTech) et sociologue. Il exerce une activité de consultant indépendant et de formateur, principalement dans les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation, pour le compte d’organismes publics ou d’entreprises. Il enseigne également l’histoire et la sociologie de l’alimentation au sein d’écoles d’ingénieurs et d’universités. Eric Birlouez est aussi auteur et conférencier. Il a publié une douzaine d’ouvrages grand public et de nombreux articles sur l’alimentation et les aliments. Il s’intéresse plus particulièrement aux dimensions culturelles, sociales, historiques et symboliques des nourritures et manières de manger. Son dernier ouvrage, « Histoire de la vigne et du vin en France. De l’Antiquité à la Révolution », est paru en 2015 aux éditions Ouest France.

De la table médiévale à la Renaissance des saveurs

Le xvie siècle voit naître les prémices d’une évolution des manières de manger chez les élites sociales. Si les fondamentaux de la cuisine médiévale demeurent (prééminence de la viande, usage abondant des épices), des évolutions se font jour : réhabilitation des légumes, champignons et abats jusqu’alors dédaignés et, surtout, formidable essor du sucre. L’assiette remplace le tranchoir médiéval, les verres de Venise font fureur mais la fourchette ne parvient pas encore à s’imposer. Enfin, une attention inédite est portée aux bonnes manières de table.

Jacques Boislève

Jacques Boislève, parallèlement à son métier de journaliste, a poursuivi un travail de recherche en littérature et d’écriture plus personnel qui a donné lieu à des promenades littéraires, des communications dans des colloques, des conférences et des spectacles, ainsi qu’à la publication de nombreux articles et d’une vingtaine d’ouvrages, pour plusieurs en collaboration avec des photographes. Membre de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, il participe aussi activement à plusieurs sociétés littéraires (Rencontres Julien Gracq, Lyriades de la langue française, Amis de René Bazin…) et aux travaux de plusieurs conseils scientifiques, sur la langue française à Angers, sur la Loire à Tours auprès de la Mission Val de Loire-patrimoine mondial. Il a écrit de nombreux ouvrages et, entre autres :

– Le Vert Bocage. Haies vives, chemins creux, petits ruisseaux, vieux châteaux, horribles forêts. Essai sur deux siècles de littérature dans l’Ouest de la France, Siloë, 2005 ;

– Faussement douce, la Loire. Ce que les écrivains nous disent du fleuve, Essai, Siloë, 2011.

Curnonsky, la langue et les papilles

Quel autre personnage plus emblématique que Curnonsky (1872-1956) pour incarner le français à table ? Homme de plume à la Belle Epoque où il côtoie Toulet, Allais et Willy, cet Angevin de Paris s’est fait ensuite, au seuil de l’ère de l’automobile, du tourisme et de la publicité, le chantre de la cuisine et des vins de France. Bon vivant passé maître dans l’art du commentaire culinaire, c’est son portrait qui sera brossé à la sauce angevine, dans les salons qui portent désormais son nom.

Pauline Bruley

Pauline Bruley est maître de conférences en langue et littérature française à l’université d’Angers. Elle a consacré ses recherches à l’oeuvre de Charles Péguy en étudiant sa prose (Rhétorique et style dans la prose de Charles Péguy, Champion, 2010) et en éditant deux de ses recueils de poésie (Tapisserie de Notre Dame, Eve, pour la collection de la Pléiade, 2014, dir. Claire Daudin).

Mets, mots et figures dans les Fables de La Fontaine

Elle montrera comment les mots utilisés par La Fontaine sont à la fois révélateurs des usages alimentaires au xviie siècle et d’une esthétique porteuse d’un sens particulier dans la mesure où ils entrent dans des figures judicieusement choisies.

Georges Cesbron (président de séance)

Professeur honoraire de littérature française du xxe siècle à l’université d’Angers, Georges Cesbron est membre titulaire de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts d’Angers. Ses travaux de recherche ont toujours accompagné et prolongé ses activités d’enseignant qu’il a dispensées également à l’université catholique de l’Ouest. Il a dirigé un très grand nombre de thèses et organisé à Angers une trentaine de colloques littéraires. Parmi ceux-ci on peut noter « Les Angevins de la littérature » des 14, 15,16 décembre 1978, organisé par le Département de Lettres modernes et classiques de l’université d’Angers avec le concours de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres d’Angers (éd. Droz de Genève en 1980), le premier colloque international consacré à Julien Gracq, en 1981, point de départ du fonds dédié aux recherches et études sur cet auteur, constitué au sein de la Bibliothèque universitaire d’Angers et, en 1989, un colloque sur Du Bellay, publié aux presses universitaires d’Angers en 1990 (2 vol.). Outre la publication des actes de ces nombreux colloques, le professeur Cesbron a dirigé celle de 27 cahiers de recherches sur l’imaginaire. Le cahier IX, en 1983, porte tout entier sur Le Rivage des Syrtes. Non seulement il a édité un grand nombre de publications collectives, auxquelles il a collaboré, mais il est l’auteur de plus de dix ouvrages parmi lesquels on peut citer :

-Dix siècles de littérature angevine : des « scriptoria » du xie siècle à la récente modernité, Angers, 1985, 263 p ;

-Traces du sacré dans l’oeuvre de Julien Gracq, Paris, Connaissance des hommes, 2003 ;

– Mémoires de l’eau chez Julien Gracq, Académie des sciences, belles-lettres et arts d’Angers, 2006.

Jean-Loup Chiflet

Editeur et écrivain, il a été en charge pendant une vingtaine d’années du développement international du groupe Hachette et dirige, depuis 2005, une petite maison d’édition : Chiflet et Cie. Il est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages et, parmi les plus récents, on peut citer le Dictionnaire amoureux de l’humour (Plon, 2012), le Dictionnaire amoureux de la langue française (Plon, 2015) et le Bouquin de l’humour (Laffont, Bouquins, 2015)

Une langue gourmande

Il s’agira de faire savourer quelques mots et expressions de la langue française et de donner l’envie au public, grâce à des anecdotes piquantes, de se mettre à la table des Lyriades.

Gérard Cogan

Diplômé de l’Ecole supérieure des Sciences commerciales d’Angers, de l’Institut de statistiques de l’université de Paris, de l’Institut universitaire de Bourgogne (de la vigne et du vin), Gérard Cogan a été, de 1967 à 2003, directeur de la qualité des vins et spiritueux (société Damoy), puis directeur régional (UVIMA, Castel Frères), directeur-export (Castel Frères), directeur général (Agrivin, SVF, VLP). Membre de la Compagnie française de la Civilisation de la Table (association qui a regroupé de1994 à 2000 des artistes et des responsables de sociétés liées aux boissons et à l’alimentation sous l’égide des ministères du Tourisme et de l’Agriculture), il est intervenu à ce titre lors des festivals « les trois jours du cinéma de Beaune » pour présenter les vins (1994-95-96-97-98). Il a été aussi conférencier-consultant de 2004 à 2012 pour des groupements pharmaceutiques, des laboratoires, des sociétés de vins et spiritueux, le journal « Investir », le groupe de restauration « Elior », le couturier Armani pour l’ouverture de son magasin Via Napoléon à Milan, les soirées « Privilèges » pour le Crédit Agricole et divers clubs ou organismes. Il a écrit des articles sur le whisky pour « Rayon Boisson » et crée un logiciel d’accords mets vins (licence déposée) utilisé par la société (Tibco) spécialisée dans les bornes informatives. Il est intervenu au colloque international des « descripteurs du vin » des universités de Dijon et Innsbrück (2011) et a participé à un ouvrage collectif publié en novembre 2015 (éd. Petit pavé) sur les fêtes angevines à travers les âges. Parallèlement, il donne, depuis 2008, des cours à la faculté de lettres modernes de l’UCO (université catholique de l’Ouest), sur l’utilisation du langage métaphorique appliqué au vin.

Vins et poésie

Gérard Cogan a organisé depuis 2008, avec Anne Prouteau, maître de conférences à l’université catholique d’Angers, l’opération « Vins et Poésie » qui associe des étudiants en lettres et des vignerons de la région « Loire-Aubance ». Cette opération a donné naissance à un ouvrage Vins et PoésieBallade entre Loire et Aubance (Mai 2010, éd. Petit Pavé). Elle se poursuit pour la huitième année de suite avec les syndicats de vignerons de « Loire Aubance ». C’est ce concours qui sera présenté et illustré par la lecture que les lauréats feront des poèmes primés.

Sébastien Couvreur

Sébastien Couvreur, enseignant chercheur à l’École supérieure d’agricultures, est aussi président de l’association « Vignes en ville Angers » qui réunit des bénévoles, amoureux de vin, d’histoire et d’agriculture, qui se sont fixé pour objectif de recréer l’ambiance d’un vignoble en pleine ville et ainsi valoriser un symbole du patrimoine viticole angevin : la vigne du Clos Saint Nicolas. Détenue par la Congrégation du Bon Pasteur, elle constitue la dernière grande parcelle de vigne de la ville d’Angers (0,87 ha). Exclusivement plantée en chenin, elle est conduite et valorisée par les adhérents en viticulture biologique dans le plus grand respect du patrimoine et de la société.

Visite-commentaire-dégustation du vin du Bon pasteur

La visite proposée abordera, de façon ludique et avec une perspective historique, le patrimoine que représente la vigne ainsi que les techniques mises en œuvre pour obtenir les derniers vins produits intra-muros à Angers. Elle s’achèvera par une dégustation des cuvées produites par l’association.

Isabelle Damotte

Isabelle Damotte vit aujourd’hui dans un petit village de la Drôme. Après de longues années consacrées à l’enseignement en école primaire, elle se consacre davantage à l’écriture et à toutes formes de médiations autour de la poésie contemporaine (création de jeux, ateliers d’écritures, rencontres…). Sa poésie simple et mystérieuse s’approche du silence autour de l’enfance, pose doucement les mots là où il n’y en a pas. La séparation, la mort, la difficulté de se sentir présent au monde… mais aussi les mains qui se tiennent, les rondes et les jeux, l’évidence des contes. Elle anime des ateliers en milieu scolaire, elle intervient à des rencontres et des lectures pour des élèves ou d’autres publics. Elle a publié :

On ne sait pas si ça existe, les histoires vraies, Cheyne éditeur, 2008 ;

– Frère, Cheyne éditeur, 2011 ;

Le livre de Timothé, éd. Potentille, 2015.

Présentation d’expositions

À propos des ateliers d’enfants conduits par Isabelle Damotte et Cathy Gagnaire, plasticienne, des expositions seront présentées, notamment une exposition itinérante dans le parc prenant comme support les cicatrices des arbres.

Olivier Etcheverria (président de séance)

Géographe, maître de conférence de géographie de la gastronomie à l’université d’Angers, Olivier Etcheverria dirige l’enseignement de la licence professionnelle «Métiers des arts culinaires et des arts de la table» et du master « Gastronomie, vin et tourisme ». Il est co-auteur avec Gilles Fumey d’un Atlas mondial des cuisines et gastronomies : une géographie gourmande » (éditions Autrement, 2009) et l’auteur d’une thèse : Les chemins ruraux et leur revalorisation touristico-culturelle. L’exemple du Pays basque. Entre campagne et cuisine, Olivier Etcheverria se devait donc d’écrire La fraise et La lavande dans la collection « Dix façons de préparer », en 2000 et 2002 aux éditions de l’Epure. Il participe à de nombreux colloques et a publié un grand nombre d’articles et notamment :

– Le restaurant, outil de développement local (dir.), numéro spécial de la revue NOROIS, n°219, 2011 ;

– Gastronomie et développement local (dir avec C. Clergeau), numéro spécial de la revue Mondes du Tourisme, n°7, 2013 ;

– La mise en tourisme et le développement local par la création d’une atmosphère gastronomique. Analyse à partir du cas de Vonnas, en collaboration avec C. Clergeau, revue Mondes du Tourisme, n°7, 2013 ;

– « Le cuisinier Olivier Roellinger, les épices et l’immatériel touristique » in Clergeau C. et Spindler J., L’immatériel touristique, L’Harmattan, 2014.

Eric francalanza

Agrégé de lettres modernes, Eric Francalanza est actuellement professeur des universités (Université de Bretagne occidentale – Brest) et directeur de l’EA 7289 (CECJI-Centre d’étude des correspondances et journaux intimes-UBO). Il est spécialiste de la littérature française du xviiie siècle. Il a passé un doctorat en 1999 sous la direction du professeur Roger Marchal à l’université de Nancy II et, en 2006, une habilitation à diriger des recherches, patronnée par le professeur François Moureau à la Sorbonne (Paris IV). Il a été de 2000 à 2009 maître de conférences à l’université Michel de Montaigne-Bordeaux III avant d’être élu professeur à l’université de Bretagne occidentale. Il est directeur de publication des Travaux de littérature (série annuelle éditée chez Droz à Genève). Ses domaines de recherches concernent : Littérature et société au 18e siècle (critique de la réception, milieux littéraires et genres de la marge, notamment correspondances et périodiques) ; la poésie de 1760 à 1820 ; la poétique du genre narratif de Challe à Mme de Krüdener ; l’histoire littéraire (historiographie et méthodes de l’histoire littéraire, sécularités et transitions, imprimé/manuscrit, pérennité des Lumières). Il a publié un grand nombre d’ouvrages et d’articles parmi lesquels, certains concernent plus particulièrement le thème du festival :

– La Sociabilité en France et en Grande-Bretagne au Siècle des Lumières, tome III : Valérie Capdeville et Éric Francalanza [dir.], Les Espaces de sociabilité, Paris, éditions Le Manuscrit, 2014, coll. Transversales (314 p.) ;

– « Cosmopolitisme et mondanité dans la seconde moitié du dix-huitième siècle : le cas de Suard », Vie des salons et activités littéraires, de Marguerite de Navarre à Mme de Staël, études recueillies et publiées par Roger Marchal, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2001, coll. « Publications du Centre des Milieux littéraires » (pp. 83-94) ;

– « Vin, repas et société dans les Illustres Françaises », La Vigne et le vin dans la littérature moderne et contemporaine, textes réunis par Michel Prat, Eidôlon, Bordeaux, 2001, pp. 73-90 ;

– « La violence dans les Illustres Françaises de Robert Challe », Imaginaire et inconscient. Etudes psychothérapiques, n° 4, Le Bouscat, L’Esprit du temps-PUF, 2001 (pp. 115-132).

A la table des Lumières

Quels étaient les mets préférés des philosophes et leurs manières de table ? Quelle place la nourriture occupait-elle dans leur vie et leurs œuvres ? Ce sont autant de pistes qui permettront de mieux comprendre leurs conceptions et leurs valeurs.

Blandine Fremondière

Blandine Frémondière est professeur de lettres modernes au lycée Janequin à Avrillé.

Le lexique de la gourmandise

Les objectifs de cet atelier pédagogique sont de renforcer les compétences langagières et linguistiques des élèves et donc de développer une didactique et une pédagogie de l’écrit, de diversifier les situations pédagogiques à mettre en œuvre dans la classe. Il s’agira de proposer et d’analyser des situations pédagogiques possibles centrées sur l’apprentissage du lexique et de l’écriture (lexique de la table et de la nourriture) : écrire, réécrire, réviser, enrichir un écrit. C’est un travail interdisciplinaire envisageable dans l’esprit des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) à mettre en œuvre à la rentrée 2016 (nouveaux programmes de collège).

Stéphane Gendron

Stéphane Gendron est actuellement membre de la Société Française d’Onomastique et du Groupe d’Experts des Nations Unies pour les Noms Géographiques (Division Francophone). La plupart de ses travaux de recherche concernent la toponymie et l’anthroponymie. Le cadre géographique dans lequel ils s’inscrivent est principalement la Région Centre et les Pays de la Loire. Depuis plusieurs années, Stéphane Gendron s’attache à faire connaître cet autre versant de notre patrimoine – patrimoine dit « immatériel » selon la définition de l’ONU – que constituent les noms de lieux. Les actions de sensibilisation en direction d’un public toujours plus curieux et exigeant sont nécessaires pour promouvoir cette discipline et lui offrir le rayonnement intellectuel qu’elle mérite. Il a composé un grand nombre d’articles et d’ouvrages parmi lesquels on peut citer :

– Noms de lieux du Centre, éd. Bonneton, Paris, 1998 ;

– Les noms de lieux du sud-Lochois, éd. Hérault, Maulévrier, 1992 ;

– Les noms de personnages dans Nana d’Émile ZolaRivista Italiana di Onomastica, 1997 ;

– Les noms de lieux de l’Indre, Châteauroux, Académie du Centre, CREDI édition, 2004.

– La toponymie des voies romaines et médiévales. Les mots des routes anciennes, Paris, éd. Actes Sud / Errance, 2006 ;

– Animaux et noms de lieux, Paris, éd. Actes Sud / Errance, 2009 ;

– L’origine des noms de lieux de l’Indre-et-Loire. Communes et anciennes paroisses, Tours, éd. Hugues de Chivré, 2012 ;

– Personnages illustres et noms de lieux. De Vercingétorix à Napoléon III, Paris, éd. Actes Sud / Errance, 2013 ;

– Alphonse Touratier. Glossaire de Tilly (Indre), Points d’AEncrage et CREDI éditions, Châteauroux, 2013 ;

– La Châtre. Les rues ont un nom, Issoudun, Ed. Alice Lyner, 2015.

Les mots de la nourriture ou de la famine dans les lieux-dits de six communes du Val de Loire autour de Liré

Les résultats des travaux de recherche entrepris par Stéphane Gendron avec la collaboration des acteurs communaux figureront sur une carte de l’Anjou de 1631, mise à disposition des Lyriades par les Archives départementales de Maine-et-Loire (et la Maison Julien Gracq) et feront l’objet d’une brève présentation par l’auteur.

Tristan Hordé

Agrégé de Lettres modernes, Tristan Hordé a enseigné la linguistique à l’université de Tours. En tant que lexicographe, il a collaboré au Dictionnaire des synonymes, au Dictionnaire des prénoms (Larousse) et aux dictionnaires Robert, notamment le Dictionnaire historique du français, le Dictionnaire culturel en français. Il est membre de la commission de poésie du CNL (2009-2012) et collabore comme critique littéraire à des revues (La NRFEurope, et en ligne : Poezibao, Sitaudis, remue.net, etc.). Il a participé à de nombreux colloques littéraires, notamment à Cerisy (Pierre Jean Jouve, Jean Bollack, James Sacré, Jude Stéfan, Philippe Beck, Christian Prigent, Jean-Paul Michel), à Nice (Le paysage), à Lyon (Le haïku), à Montpellier (Jean Tortel) et a écrit des ouvrages d’entretiens avec des écrivains contemporains. Sur la table, plus particulièrement, il a publié :

– Mots et fourneaux, éditions Sud Ouest, 2013 ;

– Par les menus, histoire de mots, éditions Argol, 2015.

Les menus des repas d’associations à la fin du XIXe siècle

L’usage des menus, très rare en France avant 1870, se développe considérablement ensuite, dans les restaurants et dans la pratique des associations en tous genres (amicales d’anciens élèves, sociétés savantes, cercles républicains, clubs sportifs, etc.). À partir d’un échantillon emprunté à des associations parisiennes et provinciales, seront étudiées dans les menus la désignation des mets et la fonction des repas.

Sylvie jobbin le moal

Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Agronomie de Rennes et passionnée d’épices, elle a quitté le monde sans poésie de l’informatique pour créer « Des épices à ma guise », société spécialisée dans les épices. Depuis 2010, elle raccourcit les circuits d’approvisionnement, cherche de belles épices sur place, crée ses mélanges, assume finalement plusieurs métiers en un tout en faisant partager au lecteur sa passion dans 1001 secrets sur les épices (éditions Prisma, 2015). Elle fait en effet découvrir plus de quarante-cinq épices, des plus connues aux plus insolites, de leur histoire passionnante à leurs innombrables utilisations en cuisine, sans oublier leurs multiples bienfaits pour la santé, des épices qui font voyager les papilles et transforment une recette quotidienne en un vrai plat de fête. 

Epices, espèces et épiciers

Les noms « épice » et « espèce » ont été jadis si proches qu’on les a un temps confondus. Cette proximité n’a pas aidé à clarifier le métier d’épicier : tantôt le nom s’appliquait aux simples fabricants de bougie, tantôt il s’étendait aux apothicaires. On ne peut parler d’épice sans en sentir : cette conférence se terminera donc par un petit tour d’horizon des grands poivres du monde.

Julien Kilanga Musinde

Julien Kilanga est professeur à l’université d’Angers, directeur de la filière didactique des langues, français langue étrangère, directeur du Centre d’études de langue française pour étrangers et membre du laboratoire CERIEC. Il fut directeur puis chef de la division de la langue française et des langues partenaires à l’Organisation internationale de la Francophonie. Il a été recteur de l’université de Lubumbashi 1990-1997) et a gravi tous les échelons académiques comme enseignant-chercheur dans la même université. Il est membre du comité scientifique des Lyriades de la langue française depuis 2008, membre du comité scientifique du projet ELAN (Ecole et langues nationales en Afrique). Il a obtenu plusieurs distinctions : une médaille d’or des Arts, sciences et Lettres décernée par la présidence de la République démocratique du Congo (2006), une médaille des compagnons de Joachim Du Bellay à Liré (2008), une médaille du Centre Michel de Montaigne à Bordeaux, une médaille de l’université d’Angers décernée par le président de l’université d’Angers à l’occasion du colloque organisé par l’université de Lubumbashi en son honneur en novembre 2014, la médaille des Mots d’or de la Francophonie pour son recueil de poèmes Au creux de mon être traduit en grec. Il est lauréat du Prix de poésie libre de l’Association Europoésie (2011). Il a été décoré d’une médaille d’or des valeurs francophones de l’Association Renaissance française (2015). Il est auteur de plusieurs ouvrages, notamment :

– Langue française en Francophonie. Théorie et pratiques, Paris, L’Harmattan, 2009 ;

– Langue française en contexte multilingue congolais. Structure et méthodologie d’enseignement, Paris, L’Harmattan, 2009 ;

– Retour de Manivelle, Paris, Riveneuve, 2008 (roman) ;

– Jardin Secret (roman), Paris, Acoria, 2010 ;

– Au creux de mon être (recueil de poèmes en français et en grec), Paris, éditions du cygne, 2010 ;

– Mondialisation, cultures et développement, Paris, Maisonneuve Larose, 2005 ;

– Francophonie et gouvernance mondiale : vues d’Afrique, éd. Riveneuve, 2012 et Edition et enseignement des littératures francophonesRiveneuve éditions, 2014.

La langue française et les langues africaines en dialogue à table

Les métissages et les emprunts entre le français et les langues africaines se sont faits naturellement au fil de l’histoire que la France et les pays africains ont nouée et continuent de tisser. Ce partage et ces influences sont visibles dans un bon nombre de pratiques et notamment les spécialités culinaires. Il s’agira donc de découvrir avec Julien Kilanga-Musinde ce dialogue linguistique à la table des Lyriades.

Christine Dupéré-Lassalle

Agrégée de grammaire, a enseigné les lettres classiques au Lycée Bergson à Angers, dans le secondaire, en classes préparatoires et à l’université catholique de l’Ouest. Elle se passionne pour deux extrêmes temporels : l’Antiquité grecque et le début du xxe siècle, notamment l’œuvre de Proust. Elle a rédigé une étude sur cet auteur dans les BT2 Freinet, A la découverte d’une recherche et présente des conférences sur cette œuvre à Angers et dans la région parisienne. Christine Lassalle-Dupéré a publié aussi différents articles dans la revue Ellipses et les Annales de Vendée et a suivi également la préparation à l’Ecole du Patrimoine de l’Ecole du Louvre et pratique la peinture et la sculpture. Depuis longtemps, elle écrit de la poésie et des nouvelles ; certains de ses textes ont paru dans les revues 4728, Comme en poésie, Harfang (n° 36, 40 et 43). Elle achève actuellement Carnet d’absence, récit à paraître dans la collection Nos vies dirigée par Jean-Michel Delacomptée. Attachée également à l’oralité de la poésie, elle participe avec une équipe de lecteurs à l’émission Impromptus (lectures de poésies, nouvelles, correspondances, romans…) sur Radio G, radio locale angevine.

Karine Launay

Karine Launay est professeur de lettres modernes au collège Clémenceau de Cholet.

Mise en mots et mise en bouche

Les objectifs de cet atelier pédagogique sont de développer une didactique et une pédagogie de l’oral (l’oral pour lire, comprendre et interpréter des textes littéraires et pour apprendre), de promouvoir des activités pédagogiques centrées sur l’oralité et sur l’écoute. On proposera donc des activités liées à la corporalité, à la voix et à leurs effets de sens pour s’approprier un texte de façon sensible par la mise en voix et en espace. Pour voir, écouter, jouer, donner à voir et à entendre l’interprétation littéraire d’un texte, il sera envisagé un travail autour du motif de la faim et de la gourmandise dans le conte Hansel et Gretel (Grimm) et de ses réécritures littéraires et musicales.

Jean-Michel Monnier

Jean-Michel Monnier est œnologue-expert près la cour d’appel d’Angers et maître de conférences associé à l’UFR Esthua-université d’Angers. Au service de la profession viticole depuis 1991, il exerce un travail de consultant en toute indépendance depuis 1993 au sein de Loire Œnologie Promotion qu’il a créée. Son conseil, dans une démarche d’œnologie raisonnée et un grand dialogue, permet de proposer une réflexion stratégique sur les procédures œnologiques, la mise en place de la traçabilité des exploitations viticoles, la gestion des assemblages, la création et la présentation de cuvées pour une meilleure mise en marché. Au plus près des professionnels du vin, il a créé des cartes de vins pour des restaurants et formé leurs personnels à la vente de ces bouteilles dans une logique d’accords avec les mets créés par le chef de cuisine. Il partage son savoir et son expérience professionnelle en France et à l’étranger sur la connaissance des vins, des alcools, des régions viticoles françaises ou des pays, avec les professionnels des vins et des alcools, les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie, les membres des clubs œnophiles, le grand public, les amateurs de vins, épicuriens et œnophiles. Il enseigne aux étudiants de l’université d’Angers (à l’UFR Esthua en Etudes Supérieures de Tourisme et d’hôtellerie, à l’ UFR de Lettres et de Langues en master 2 Négociateur Trilingue en commercialisation des vins), il a donné des cours à l’Institut Franco-Chinois de Tourisme et d’hôtellerie de Canton en Chine (cours en licence 4 de Tourisme et d’Hôtellerie-Restauration) ou encore à l’université de Taipei (Taiwan) en 2011 et 2013, à l’université de Ningbo (Chine) en 2013 et dans de nombreuses écoles d’ingénieurs. Il a publié un grand nombre d’ouvrages et d’articles :

– Anjou-Saumur Portraits œnologiques, décembre 1994, éditions Siloé (220 p.) ;

– Les vins, mets et alcools des Pays de la Loire, novembre 1995, éditions Siloé (270 p.) ;

– L’art de la dégustation, novembre 1996, éditions Siloé (80 p.) ;

– Se constituer une cave en remontant la Loire et l’Harmonie des vins et des mets, novembre 1998, éditions Siloé (140 p., prix de la littérature Gourmande Jacques Moriceau en 1999) ;

– Répertoire sur le thème des vins de Loire, novembre. 2000, éditions Siloé ;

– La dégustation des vins, un art de vivre en Loire… décembre. 2003, éditions Siloé (160 p. ; prix littéraires : Journées du livre et du vin à Saumur en 2004, meilleur ouvrage français sur le vin – prix Gourmand France Paris 2004, puis finaliste du World Cook Book Suède février 2005) ;

– « Le vignoble ligérien » ; p. 348-363, 23 ill., Revue 303, La Loireouvrage collectif sur le fleuve ligérien (366 p.) ;

– « La professionnalisation du tourisme vitivinicole : l’exemple ligérien », 2ème colloque Visite d’entreprise-Tolède publié aux presses universitaires d’Angers en 2012 ;

– « Les nouveaux territoires du vin… parfois improbables ! Pourquoi et comment naissent-ils ? » Les Territoires du vin (p. 119 à 130), Editions L’Harmattan, juin 2013 ;

– Participation à L’Anjou à Table (collectif publié par les Archives départementales du Maine et Loire), juin 2013.

La langue de la dégustation des vins

Il s’agira de déguster des vins choisis en harmonie avec les mets, sous la conduite de Jean-Michel Monnier qui en commentera la robe, les arômes et les saveurs caractéristiques et fera ainsi découvrir la spécificité et la précision évocatrices de la langue du vin.

Alain Montandon

Alain Montandon, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé de philosophie, professeur de littérature générale et comparée à l’université Blaise Pascal, est membre honoraire de l’Institut Universitaire de France (chaire de littérature comparée et sociopoétique), ancien président de la Société Française de Littérature Comparée et fellow au Wissenschaftkolleg zu Berlin. Il a écrit une quinzaine de livres, dirigé une soixantaine d’ouvrages collectifs et écrit plus de 200 articles scientifiques. Parmi ses dernières publications :

– Dictionnaire raisonné de la politesse et du savoir-vivre, Seuil, 1995 ;

– Politesse et savoir-vivre, Anthropos, 1997 ;

– Le roman en Europe au XVIIIe siècle, PUF, 1999 ;

– Sociopoétique de la promenade, 2000 ;

– Du récit merveilleux, Imago, 2001 ;

– Désirs d’hospitalité, PUF, 2002 ;

– Le Baiser, Autrement, 2005 ;

– Le Livre de l’hospitalité, Bayard, 2004 (2036 p.) ;

– Les Yeux de la nuit. Essai sur le romantisme allemand, PUBP, 2010 (460 p.) ;

– Théophile Gautier entre enthousiasme et nostalgie, Imago, 2012 ;

– Théophile Gautier. Le poète impeccable, « Le cercle des poètes disparus », éditions Aden, 2013 (528 p.);

– Dictionnaire littéraire de la nuit. Honoré Champion, 2 vol., 2013 ;

– Dictionnaire de la caducité des genres littéraires (avec Saulo Neiva), Droz, 2014 (1172 p.) ;

– La plume et le ballon, Ôrizons, 2014.

Parler à table et de la table

Le propos est d’étudier les règles langagières et le vocabulaire qui régissent le savoir-vivre à table ainsi que mots et discours évoquant la nourriture, les plats et leur imaginaire.

Luca Nobile

Luca Nobile est maître de conférences en linguistique à l’université de Bourgogne-Franche-Comté (UBFC). Il est spécialisé dans l’étude du symbolisme phonétique, dans l’histoire des idées, dans la description des langues et dans la recherche expérimentale. Il a coordonné le numéro thématique du Français moderne sur les « Formes de l’iconicité en langue française » (n°82, 2014), et vient de publier son premier ouvrage, avec E. Lombardi Vallauri, Onomatopea e fonosimbolismo (Rome, Carocci, 2016).

Du goût des mets au son des mots : la recherche expérimentale sur la synesthésie entre propriétés gustatives et traits phonologiques.

On connaît les résultats expérimentaux sur le symbolisme phonétique de la taille, de la forme et de la luminosité des images : certains phonèmes sont perçus comme étant plus « petits », « pointus » et « lumineux » que d’autres. La recherche récente a testé le même principe sur les aliments, en découvrant des correspondances synesthésiques entre sons et parfums. Il en sera fait état, avant que ne soient présentés les résultats originaux de l’auteur sur le symbolisme phonétique des goûts du vin.

Yves pinard

Tourangeau d’origine, Yves Pinard, après un CAP décerné par Charles Barrier dont le souvenir culinaire reste toujours très vivace à Tours, il découvre la gastronomie du Sud-Ouest et les déclinaisons du foie gras avec André Daguin. Après son service militaire, il bénéficie à Paris d’une expérience de vie professionnelle remarquable : de brefs passages chez « Maxime » et un « plongeon espéré et attendu » au restaurant Prunier, dont il est détaché pour occuper dans celui de Londres le poste de chef de nuit… pendant presque cinq ans. Puis c’est un retour en France, un mariage, une installation dans une auberge chargée d’histoire, « La Pompadour » située sur les bords de la Loire. Cet épisode de neuf années sera suivi d’un départ en Amérique du Sud, au « Méridien » de Rio de Janeiro… Autre expérience qui, au-delà des couleurs et du soleil, lui apporte quelques idées de mélanges exotiques savoureux… Son retour en France se fera en terre de Bigorre, à Tarbes, région de ses premiers pas professionnels, où il va diriger pendant une dizaine d’années les cuisines d’un important hôtel aujourd’hui disparu. En 1988, il devient chef de la restauration du musée du Louvre et dirige le restaurant Le Grand Louvre, installé sous la pyramide de Pei et inauguré officiellement le 16 Juillet 1989. A cette occasion, il reçoit ses premiers clients : les chefs d’Etat réunis à Paris pour le sommet du G7. En marge de son travail de restauration classique française, le cuisinier va, dés 1990, sur une demande du ministre de la culture de l’époque, rechercher puis travailler sur la cuisine du Moyen âge au point de faire connaître et commercialiser cette partie de notre histoire culinaire d’abord à sa clientèle du Louvre, puis en de nombreux endroits en France et ensuite dans plusieurs pays étrangers. Sa passion débordera l’époque médiévale et c’est toute l’histoire de notre cuisine qu’il va illustrer dans « les repas en ballade de sept siècles » qui furent appréciés en France, aux Etats Unis, au Brésil, aux Philippines, au Canada et en AfriqueEn 1992, traversant une salle du Louvre, il va être interpellé par une nature morte qui va l’entraîner vers la peinture et la cuisine… Il attendra plus de 10 ans et, après plusieurs galops d’essais en écriture culinaire, il sera récompensé en 2004 pour son ouvrage, Cuisine et peinture au Louvre, qui sera suivi en 2006 de Cuisine et Peinture à Orsay, des livres édités par Glénat, qui seront préfacés et introduits par des grands noms de l’histoire de l’art français… Avant son départ à la retraite, il répondra aux souhaits des éditions du Louvre et signera chez Flammarion Les plaisirs de table, préfacé par Paul Bocuse. Souhaitant redonner ce qui lui avait été professionnellement transmis par ses pairs, il reste disponible auprès de lycées hôteliers et autres établissements de formation culinaire et assure au sein de l’association Ecti des missions de formation, surtout en pays étrangers, pour des personnels d’hôtellerie et de restauration… Il est membre de l’Académie culinaire de France et aussi Disciple d’Escoffier. Il a publié :

– Fêtes gourmandes au moyen âge, Imprimerie Nationale, en collaboration avec des spécialistes médiévistes, Carole Lambert et Jean-Louis Flandrin, 1996 ;

– Cuisine et peinture au Louvre, chez Glénat, 2004 (préface de Pierre Rosenberg) ;

– Cuisine et Peinture à Orsay, chez Glénat (préface de Serge Lemoine), 2006 ;

– Les plaisirs de table, chez Flammarion (préface de Paul Bocuse)2008.

Cuisine et peinture ou l’heureux parcours d’un cuisinier

Le propos de cette conférence sera de montrer comment un cuisinier découvre la peinture, les natures mortes et les scènes de genre. À l’aide de quelques tableaux, il tentera d’expliquer sa vision des odeurs et des goûts qui, à son sens, en émanent, mais aussi de justifier les recettes qu’il en a retirées, affichant une grande humilité quand, en feuilletant des livres culinaires datant de l’époque du tableau, il réussissait à retrouver une recette plutôt ressemblante à la sienne et écrite il y a parfois bien longtemps…

Anne-Pascale Pouey-mounou

Anne-Pascale POUEY-MOUNOU est professeur en langue française du xvie siècle, à l’université Paris-Sorbonne (Paris 4) et membre junior de l’Institut universitaire de France (unité de recherche : EA 4509 STIH, Sens, Textes, Informatique, Histoire). Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, elle est agrégée de lettres classiques et docteur en lettres modernes après avoir soutenu une thèse sur L’imaginaire cosmologique de Ronsard. Elle est maintenant habilitée à diriger des recherches en langue française à la suite des travaux qu’elle a menés sur la notion d’inconvenance au xvie s. Ses recherches portent sur : Ronsard et la Pléiade ; poétique et vision du monde ; Erasme, Rabelais, Calvin et les polémiques religieuses. Elle travaille actuellement sur les dictionnaires d’épithètes et les poétiques de la qualification. Elle est membre de plusieurs projets internationaux sur l’émergence des langues vernaculaires en Europe et les traducteurs, notamment autour de la traduction de Rabelais par Fischart. Elle a publié :

– L’Imaginaire cosmologique de Ronsard, Genève, Droz, 2002 ;

– Panurge comme lard en pois. Paradoxe, scandale et propriété dans le Tiers Livre, Genève, Droz, 2013 ;

et co-édité de nombreux ouvrages collectifs : Sottise et Ineptie, de la Renaissance aux Lumières, 2004 ; Eloge de la Médiocrité, 2005 ; Calvin et l’Humanisme, 2012 ; Langue de l’autre, langue de l’auteur (xiie, xvie siècles), 2012 ; L’Epithète, la rime et la raison. La lexicographie poétique en Europe, xvie-xviie siècles, 2015 ; La Muse s’amuse. Figures insolites de la Muse à la Renaissance (sous presse) ; et deux volumes de Mélanges : Esculape et DionysosMélanges Jean Céard, 2008 ; Textes au corps. Promenades et musardises sur les terres de Marie-Madeleine Fontaine, 2015.

Dérivés alimentaires et plats composés rabelaisiens

Au coeur de la bataille charcutière du Quart Livre, le travail rabelaisien de la langue mêle aux plaisirs de la bonne chère le goût des mots et des prises de position polémiques. On s’attachera aux listes alimentaires du Quart Livre pour voir comment « les mets et les mots » rabelaisiens deviennent des armes dans la guerre des Pantagruélistes contre les Andouilles.

Anne Prouteau (présidente de séance)

Maître de conférences en littérature française à l’université catholique de l’Ouest à Angers, Anne Prouteau fait porter ses recherches sur la littérature contemporaine et, en particulier, sur le corpus camusien sur lequel elle a écrit plus d’une dizaine d’articles et de nombreux ouvrages, depuis sa thèse parue en 2008 sous le titre Albert Camus ou le présent impérissable, avec une postface de Paul Viallaneix, jusqu’à Camus l’artiste en 2015. S’intéressant à la littérature d’expression française, elle vient de publier avec Béatrice Bouvier, Tissages littéraires franco-chinois. Secrétaire de la société des études camusiennes, elle a organisé des événements comme « Camus dans le texte » en collaboration avec le Centre Pompidou, en janvier 2010 et une lecture-spectacle avec l’acteur Jacques Gamblin, en décembre 2013. Elle prépare, en ce moment, avec Carole Auroy, un colloque « Camus et les vertiges du sacré » prévu pour l’automne 2016. Elle a participé à des ouvrages tels que :

– Dictionnaire Camus (participation), Robert Laffont, 2009,

– Cahier de L’Herne consacré à Camus (participation en 2013),

et publié notamment :

– Lire les Carnets d’Albert Camus (avec Agnès Spiquel), Septentrion, 2012 ;

– Albert Camus ou le présent impérissable (postface de Paul Viallaneix), Orizons, Universités/Domaine Littéraire, 2008 ;

– Camus l’artiste (PUR, 2015) ;

– Tissages littéraires franco-chinois (avec Béatrice Bouvier), Rineveuve 2016.

Jean PRUVOST

Professeur d’université, Directeur du laboratoire CNRS, LDI de l’Université de Cergy-Pontoise, Directeur éditorial des éditions Honoré Champion, Directeur des Études de linguistique appliquée, Jean Pruvost organise chaque année depuis 1993 la Journée des dictionnaires, qui rassemble plusieurs centaines de passionnés. Prix international de linguistique Logos (Dictionnaires et nouvelles technologies, 2000, PUF), Prix de l’Académie française (Les dictionnaires français : outils d’une langue et d’une culture, 2006, Ophrys), il est l’auteur de plus de 500 publications dont La Dent de lion, la Semeuse et le Petit Larousse (2005), un Dictionnaire de citations françaises (Bordas, 2007) et deux « Que sais-je ? » (Dictionnaires ; Néologie), le Journal d’un amoureux des mots (Larousse 2103) et le Dico des dictionnaires, Histoire et anecdotes (Lattès, 2014). Dans la collection « Champion Les mots », il a écrit et publié successivement depuis 2010, Le VinLe LoupLe ChatLa MèreLe FromageLes ÉlectionsLe Train, Le Jardin, Le cirque, À vélo ou à bicyclette, nom d’un tourLe champagneLa guitareLa bière. Il a tenu et tient diverses chroniques de langue radiophoniques (France Inter, Canal Académie, RCF, Doc Dico sur Mouv’ de Radio France). Sa collection personnelle de dictionnaires dépasse dix mille ouvrages. Voilà pourquoi il se dit « dicolâtre » ou « dicopathe » avec la ferme intention de contaminer chacun…

Les métiers de bouche : mets, mots et textes

Boulanger, boucher mais aussi pâtissier, cuisinier, marmiton, échanson, et bien d’autres… révéleront leurs recettes de fabrication lexicologique à travers la savoureuse histoire des dictionnaires que Jean Pruvost, grand gourmand de mots, nous fera découvrir avec délectation.

Florent Quellier

Maître de conférences-HDR en histoire moderne, Florent Quellier a été titulaire de la chaire CNRS « Histoire de l’alimentation des mondes modernes » de 2010 à 2015. Il consacre ses recherches à l’histoire des cultures alimentaires européennes des xvie-xviiie siècles et à l’histoire des jardins. Plusieurs de ses livres ont été primés et reconnus à l’étranger. Il est également directeur de la collection « Tables des Hommes » co-éditée par les PUR et les PUFR, membre du comité de rédaction de la revue européenne Food & History et du conseil d’administration de l’IEHCA. Il a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet :

– Festins, ripailles et bonne chère au Grand Siècle, Paris, Belin, 2015 ;

– La Table des Français. Une histoire culturelle (15e-début 19e siècle), Rennes-Tours, Presses Universitaires de Rennes / Presses Universitaires François-Rabelais, 2013 ;

– Gourmandise, histoire d’un péché capital, Paris, Armand Colin, 2010, prix Jean Trémolières 2010, rééd. 2013.

La bonne chère au XVIIe siècle

Longtemps synonyme de visage avenant, «bonne chère» prend le sens actuel d’un bon repas offert ou reçu au xviie siècle. Fortement associée à la sphère des plaisirs, la bonne chère voisine avec le jeu, la danse, la galanterie. Elle manifeste l’amitié entre les hommes, la convivialité, l’échange. Elle a ses mets et ses vins, sa propre géographie, celle des « maisons de bouteilles » et des commerçants réputés, son propre calendrier, celui du temps des noces et de la Saint-Martin d’hiver et son royaume, la France. Si elle réunit bons vivants et bons compagnons, elle convoque également gloutons, goinfres et parasites de table. Elle entretient la fainéantise, l’oisiveté, l’amollissement. Devenue passion dévorante, elle ruine les patrimoines, désunit les familles, détruit la santé, trahit les faux dévots et trouble les consciences les jours maigres.

Patrick Rambourg

Historien, chercheur associé au laboratoire ICT (Identités Cultures Territoires) de l’université Paris7-Denis-Diderot et à Léa (L’Equipe alimentation) de l’université François Rabelais de Tours, Patrick Rambourg intervient dans le master « Gastronomie, vin et tourisme » de l’université d’Angers. Historien des pratiques culinaires et alimentaires, Patrick Rambourg est chercheur, enseignant et auteur. Il a participé au conseil d’experts pour l’inscription, par l’Unesco, du « repas gastronomique des Français » sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ayant passé son enfance dans le restaurant de ses parents, il allie sa connaissance des fourneaux à celle des archives. Il est l’auteur d’un grand nombre de publications (articles et livres), dont l’Histoire de la cuisine et de la gastronomie française (Perrin, 2010), primée au Gourmand Awards comme meilleur livre d’histoire culinaire (2010), et plusieurs fois traduit. Il a aussi publié d’autres ouvrages :

– À table… le menu ! Honoré Champion, 2013 ;

– La cuisine à remonter le temps (préface de Michel Guérard), édition du Garde-Temps, 2007 ;

– De la cuisine à la gastronomie. Histoire de la table française, édition Louis Audibert, 2005 ;

– Le civet de lièvre. Un gibier, une histoire, un plat mythique, Jean-Paul Rocher Éditeur, 2000.

De la créativité au discours : les appellations culinaires des chefs

L’appellation d’un plat s’inscrit dans un contexte culturel et historique. Elle résume en quelques mots la créativité du cuisinier, le contenu du met et son mode de préparation. Elle est pour un chef de cuisine une façon de montrer son savoir-faire et son style culinaire tout en étant un moyen de communiquer avec les convives de son établissement ou les lecteurs de ses ouvrages de cuisine.

Christian robin

Agrégé de grammaire, docteur d’État (Sorbonne, 1981), Christian Robin a été professeur de littérature française moderne et contemporaine à l¹université de Nantes. Auteur de plusieurs articles et ouvrages (dont Un monde connu et inconnu : Jules Verne, 1978), il a dispensé de nombreuses conférences en France et à l’étranger et participé à plusieurs émissions radiophoniques ou télévisuelles. Organisateur des premiers colloques universitaires consacrés à Jules Verne (1975), puis à Pierre-Jules Hetzel (1986), il a eu la responsabilité des Cahiers du Musée et du Centre d’études Jules Verne. La Ville de Nantes lui a confié l’édition des manuscrits inédits de l’auteur des Voyages extraordinaires, conservés à la Bibliothèque municipale depuis 1981, parus aux Éditions du Cherche-Midi : Poésies inéditesVoyage à reculons en Angleterre et en Écosse, L’Oncle RobinsonUn prêtre en 1839San Carlos et autres nouvelles, et le Théâtre inédit. Sur ces six volumes parus, l’un a été traduit en six langues, un deuxième, en quatre langues, et deux autres en chinois et en tchèque. En 2004, il a codirigé la Décade de Cerisy-La-Salle : « Jules Verne : cent ans après ». De 1993 à 2000, il a été directeur du Centre d’études du français langue étrangère de l’université de Nantes. Il a été invité à plusieurs reprises comme Visiting professor à l’University of the South (Tennessee, USA) et comme professeur invité à l’Université de Kobé-Kaisei (1996). De 2002 à 2015, il a été président de la Société ligérienne d’art et de littérature, spécialisée dans l’organisation d’excursions littéraires dans les Pays de la Loire. Membre d’honneur des Lyriades, de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Angers, il est Vice-chancelier de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire et chevalier dans l’ordre des Palmes académiques. Il vient de publier La Loire romantique aux éditions du petit Pavé en 2015.

Les Repas dans A la Recherche du temps perdu

Proust, comme les auteurs de récits anciens, connaît les ressources du repas comme épisode romanesque. On peut dire qu’il en éprouve même les limites tout en portant une attention toute particulière et décisive à la symbolique des aliments. (v. du même auteur, « Le menu de Françoise », in À table ! Cahiers de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire, 2006, p.131-138.)

Pierre Sanner

Diplômé de Sciences Politiques, Pierre Sanner a débuté sa carrière professionnelle au Centre Georges Pompidou où il a été responsable des éditions et du développement commercial. Il a mené en France et à l’étranger de nombreux projets culturels dans le domaine de la diffusion artistique et de la valorisation patrimoniale. Depuis 2008, il dirige la Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires (MFPCA), organisme qui a porté le dossier du « repas gastronomique des Français » et obtenu en novembre 2010 son inscription par l’UNESCO sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La MFPCA a été désignée organisme autonome fédérateur de veille et de suivi, avec les services de l’Etat, des mesures qui découlent du plan de gestion de l’inscription. C’est à ce titre que la MFPCA a instruit les dossiers des villes candidates à l’accueil des Cités de la Gastronomie et recommandé la création d’un Réseau. Le Réseau des Cités de la Gastronomie qui réunit les villes de Dijon, Lyon, Paris-Rungis et Tours, a été officiellement lancé par le gouvernement le 19 juin 2013.

L’inscription par l’UNESCO du « Repas gastronomique des Français », un levier de valorisation et d’attractivité des territoires ?

Avec l’inscription en novembre 2010 du « Repas gastronomique des Français » au patrimoine de l’humanité, l’UNESCO permettait pour la première fois de son histoire à une culture culinaire de faire son entrée au sein du panthéon des plus belles créations humaines. La France (mais c’est également le cas d’autres pays tels que le Japon, le Mexique, les pays du pourtour méditerranéen, ou la Corée du Sud…) a ainsi obtenu la reconnaissance d’un élément essentiel de sa culture et de son patrimoine. Élément central de la diplomatie dite « douce » (soft power) mais aussi levier au service de l’attractivité de nos territoires, la gastronomie se révèle de plus en plus un levier déterminant au service du développement économique et touristique. En revenant sur la genèse et le succès de la démarche entreprise nous interrogerons les stratégies de valorisation de la gastronomie qui se développent dans nos régions à travers notamment la future éclosion des Cités de la Gastronomie.

Claude Schopp

Claude Schopp, docteur d’État ès Lettres et Sciences humaines, s’est consacré à la réhabilitation d’Alexandre Dumas. Il s’en est fait le biographe (Alexandre Dumas. Le génie de la vie.1985, dont des éditions remaniées ont été publiées à la Librairie A. Fayard en 1997 et en 2002) et son historiographe (Dictionnaire Dumas, CNRS, 2010). Il a donné par ailleurs des éditions critiques de ses œuvres connues (Robert Laffont, Bouquins, 1989-1993, 11 vol.) ou méconnues (La San FeliceLes Mohicans de Paris, Gallimard, Quarto, 1996 et 1998) et a révélé au public des œuvres inconnues, souvent inédites en volumes dont Le Chevalier de Sainte-Hermine (Phébus, 2005). Parallèlement, empruntant la voie romanesque, il s’est voulu le biographe des obscurs et des oubliés, publiant La Gloire de Victor Escousse (Digraphe, 1996) et La Grande Sonate (Fayard, 1999), consacrée au compositeur Charles Valentin Alkan. Président des Amis d’Alexandre Dumas, il dirige les Cahiers Dumas (éd. Garnier). Il a publié le premier tome de la Correspondance d’Alexandre Dumas.

Manger en voyageant : Alexandre Dumas à la découverte des cuisines européennes

« Voyager, écrivait Dumas, c’est vivre dans toute la plénitude du mot ». Il faut donc manger… De ses multiples voyages à travers l’Europe il a rapporté des impressions culinaires qui vont nourrir son Grand Dictionnaire de cuisine. Cette communication est une invitation à se mettre à table avec l’auteur des Trois Mousquetaires.

René Siret

Après obtention d’un doctorat en Sciences et Procédés Biologiques et Industriels (université de Montpellier, 2001), René Siret a développé jusqu’en 2004 (université et INRA Montpellier) des problématiques de recherche sur la mise au point de méthodes moléculaires, dans l’objectif d’identifier et d’authentifier les cépages (ou variétés) dans les jus, les moûts et les vins à partir de la recherche et de l’étude de leur ADN, ainsi que sur le développement d’outils de diagnostic précoces des micro-organismes indésirables dans les moûts et les vins. Il intègre ensuite l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers (ESA) en novembre 2004 en tant qu’enseignant-chercheur en viticulture et œnologie et obtient le diplôme national d’œnologue en 2006 (université de Montpellier, 2006). Depuis 2008, il est responsable du département «Viticulture et Œnologie» et animateur de l’équipe de recherche « Qualité du Raisin et du Vin » au sein l’Unité de Recherche GRAPPE du Groupe ESA. Ses propres thématiques de recherche portent aujourd’hui sur la caractérisation et la compréhension de la construction de la qualité globale des raisins de cuve (Vitis vinifera L.) par une approche multicritères en intégrant, entre autres, les liens entre les propriétés mécaniques et l’extractibilité des composés phénoliques du raisin au cours de son développement. C’est sur ce thème qu’il a soutenu oralement en mars 2015 son mémoire en vue de l’obtention de l’Habilitation à diriger des recherches (HDR, université Angers). Egalement enseignant, il dispense des cours en biochimie, viticulture et œnologie en licence et master du cycle «Ingénieur en Agriculture» de l’ESA ainsi que dans les programmes de formation du master international vintage (ESA), du master technologies innovantes en formulation, option agro-alimentaire (université Angers, ISTIA) ou du master international de l’OIV (Office International de la Vigne et du Vin). Ses compétences et expertises portent plus globalement sur la viticulture, les procédés de transformation et les itinéraires techniques en œnologie, les sciences des aliments, la qualité multicritères de la vendange et les méthodes d’analyses du raisin et du vin. C’est dans ce cadre qu’il a co-publié des articles tels que :

– D. Carbajal-Ida, C. Maury, E. Salas, R. Siret, E. Mehinagic (2016), «Physico chemical properties of botrytised Chenin blanc grapes to assess the extent of noble rot», European Food Research and Technology, 242, 117-126;

– L. Brillanten, D.Tomasi, F. Gaiotto, S. Giacosa, F. Torchio, S. Rio Segade, R.Siret, I. Zouid, L. Rolle (2015), «Relationships between skin flavonoid content and berryphysical-mechanical properties in four red wine grape cultivars (Vitis vinifera L.), Scientia Horticulturae, 197 (2015) 272–27;

– S. Doumouya S., M. Lahaye, Maury C., SR. Siret (2014), «Physical and physiological heterogeneity within grape bunch: Impact on mechanical properties during maturation», American Journal of Enology and Viticulture, 65(2), 170-178;

– H. Lataief, C. Maury, R. Symoneaux, R. Siret (2013), «Sensory and instrumental texture measurements for assessing grape seed’s parameters during fruit development», Journal of the Science of Food and Agriculture. 93, 2531-2540.

– I. Zouid, R. Siret, F. Jourjon, E. Mehinagic L. Rolle L. (2013), «Impact of grapes heterogeneity according to sugar level on both physical and mechanical berries properties and their anthocyanins extractability at harvest», Journal of Texture Studies, 44 (2), 95-103.

Terroirs et typicité des vins du Val de Loire : quels enjeux dans un contexte changeant ?

Dans un contexte d’évolution rapide du climat et de la réglementation environnementale, nous présenterons, au travers de cet exposé, des résultats permettant d’évaluer la compatibilité des adaptations des pratiques viticoles et des systèmes de production à l’échelle des terroirs viticoles, avec le maintien de la typicité des produits à différentes échelles.

Chérif Souti

Titulaire d’une maîtrise en Sciences du langage intitulée Place et fonctions de la langue française dans les panneaux publicitaires de la ville de Constantine  à l’Université de Constantine, Chérif Souti est docteur en Sciences du langage après avoir soutenu en janvier 2016, à la même université, une thèse intitulée Texte et contexte : évolution du lexique dans l’œuvre politique, littéraire et journalistique de Ferhat ABBAS. Approche lexicométrique. Il assure des activités pédagogiques au département de français de l’Université de Constantine depuis septembre 2011 et des recherches au laboratoire de Sciences du Langage, Analyse de Discours et Didactique (SLADD). Ses travaux portent essentiellement sur le français en Algérie, les langues et les médias Algériens, l’analyse de discours et la lexicométrie, le discours politique et médiatique algérien, et le parcours de l’homme politique algérien Ferhat Abbas. Il a participé à des colloques nationaux et internationaux en Algérie et en France (organisation et communications) et publié des articles, notamment :

– « La lexicométrie ou l’analyse du discours assistée par ordinateur : ce que l’informatique et les mathématiques peuvent apporter à la littérature et la linguistique. » dans la revue Expressions de l’Université de Constantine, 2015.

– « Langue, communication et politique : la variation linguistique lexicale dans la presse algérienne écrite francophone. » dans la revue Socles de l’ENS d’Alger, 2015.

– « La langue française en Algérie : une seule langue, plusieurs dénominations. », à paraître Actes du colloque international « L’Autre dans la Francophonie », Université d’Angers, France.

« Le parcours militant de Ferhat Abbas : étude lexicométrique », à paraître dans la revue Africa and the West Journal de l’Université d’Oran.

A la table des Lyriades (spécialités d’Afrique du Nord)

Les travaux de Chérif Souti, en collaboration avec le groupe francophonie des Lyriades, sur les mots de quelques mets traditionnels d’Algérie seront présentés sous forme d’un panneau illustré.

Kilien Stengel

Kilien Stengel, après une carrière dans l’hôtellerie-restauration, dans l’audit qualité et dans l’enseignement hôtelier, est enseignant titulaire affecté à l’université François-Rabelais de Tours, au sein de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation, et docteur en sciences de l’information et la communication. Il a publié notamment :

– Hérédités alimentaires et identité gastronomique, coll. Questions alimentaires et gastronomiques, Éditions L’Harmattan, 2014 ;

– Dictionnaire du Bien Manger et des Modèles Culinaires, coll. Les dictionnaires, Éditions Honoré Champion, 2015.

La bonne cuisine moderne avec ses bons mots

Le « bon » comme le « bien-manger » dans l’imaginaire des consommateurs se rallient sous l’étendard représentatif de la « qualité ». Mais à quoi correspondent l’excellence culinaire et la qualité alimentaire à notre époque ? A un produit labellisé, à un chef, un établissement, un terroir ou un concept ? La définition de la bonne cuisine reste bien empirique et, à travers sa terminologie du bon, est faite d’événements et d’actions. Sa finalité est ce pourquoi et par quoi elle naît, elle vit et elle évolue : des valeurs, des cultures, des images et une identité issues de facteurs variés comme les hommes, les contextes spatio-temporels d’ordres économique, social ou psychologique, et surtout la discursivité employée pour préfigurer ces modèles culinaires.

Pascal Taranto

Pascal Taranto est professeur de philosophie à l’université d’Aix-Marseille, directeur d’une unité mixte de recherches en philosophie des sciences. Spécialiste de la philosophie britannique des Lumières, il est auteur d’ouvrages sur l’athéisme et la libre-pensée, d’articles sur la tolérance, les philosophes des Lumières, la philosophie du sport, la gastronomie. Il dirige la « petite bibliothèque de l’athéisme » pour les éditions Cécile Defaut. Comme Héraclite, il pense que les dieux habitent aussi dans la cuisine. Il a publié notamment :

– « Les Mets et les mots. La gastronomie ou le festin en paroles », Revue 303. Arts, recherche, création, n°111 : « Les plaisirs de la table », décembre 2009, p. 6-16, avec une bibliographie critique sur le sujet p. 81-85 ;

– Du déisme à l’athéisme : la libre-pensée d’Anthony Collins, Paris, Honoré Champion, 2000 (556 p.) ;

– (avec D. Moreau) Activité physique et exercices spirituels. Essais de philosophie du sport, édition scientifique, introduction (p. 7-42) et article « Le corps sportif : un corps imaginaire ? » (p. 71-97), Paris, Vrin, 2008 (246 p.).

Du glouton au gastronome : petite philosophie du goût

Considérer la Gastronomie comme un des beaux-arts peut entraîner des malentendus. Se trouveraient opposés par là une manière intellectuelle et esthétique de goûter la nourriture et une façon vulgaire et quasi-animale de manger, un avatar des dualismes artificiels de la culture et de la nature, du spirituel et du sensuel, des plaisirs raffinés et des plaisirs grossiers. Pourtant, de l’amateur de grande bouffe au dégustateur d’élite, en passant par le mangeur traditionnel et le cuisinier raisonné, le rapport de l’homme à ce qui le nourrit exprime toujours une facette de son humanité. C’est cette continuité que nous voudrions mettre en avant en présentant les quatre frères de la maison du Goût : le Glouton, le Gourmand, le Gourmet, et le Gastronome.

Isabelle TRIVISANI (présidente de séance)

Maître de conférences, Isabelle Trivisani-Moreau enseigne la littérature du xviie siècle à l’université d’Angers. Si le roman à l’époque classique est l’un de ses thèmes de recherche, elle s’intéresse aussi aux mémoires d’Ancien Régime, et particulièrement aux mémoires protestants, ainsi que, plus largement, au paysage et au végétal en littérature. Elle a publié ou dirigé de nombreux ouvrages dans ces divers domaines :

– Dans l’Empire de Flore. La représentation romanesque de la nature de 1660 à 1680, Tübingen, Günter Narr Verlag, coll. « Biblio 17 », n°126, 2001 (509 p.) ;

– Le Génie du lieu. Des paysages en littérature (dirigé par Arlette Bouloumié et Isabelle Trivisani-Moreau, Paris, Imago, 2005 (377 p) ;

– Lectures de Fénelon. Les Aventures de Télémaque (dirigé par Isabelle Trivisani-Moreau, avec la collaboration de Jean Garapon), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Didact », 2009 (173 p.) ;

– Paysage politique. Le regard de l’artiste (dirigé par Isabelle Trivisani-Moreau), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Interférences », 2011 (268 p.);

– Bestiaires, Mélanges rassemblés en l’honneur d’Arlette Bouloumié (dirigé par Frédérique Le Nan et Isabelle Trivisani-Moreau), Presses de l’universté d’Angers, Nouvelles Recherches sur l’Imaginaire, 2014 ;

– Traces du végétal avec Aude-Nuscia Taibi et Cristiana Oghina-Pavie, Pressses universitaires de Rennes, Nouvelles Recherches sur l’Imaginaire, 2015 ;

– Gilles Ménage, un homme de langue dans la République des Lettres (dirigé par Isabelle Trivisani-Moreau), Littératures classiques, n°88, 2015.

Elisabeth Verry

Conservateur général du Patrimoine, ancienne élève de l’Ecole nationale des Chartes, Elisabeth Verry dirige depuis 1990 les Archives départementales de Maine-et-Loire. Elle a, à ce titre, publié de nombreux ouvrages, catalogues et contributions sur l’histoire de l’Anjou. Chaque année, elle conduit la réalisation de plusieurs expositions mettant en valeur les fonds d’archives conservés, sur des sujets tels que L’Anjou sous les eaux (2010), Décors et enluminures (2011), L’année 1942 en Anjou (2012) ou La Table des Angevins (2013). Elle a également participé à des travaux collectifs notamment Le roi René dans tous ses Etats aux éditions du Patrimoine, Anjou-Maine-et-Loire aux éditions Christine Bonneton, et a publié récemment 1914-1918 – l’Anjou dans la Grande Guerre, à l’occasion de la commémoration de la Première Guerre mondiale.

A la table des Angevins

La Table des Angevins rappelle l’histoire de l’alimentation, regardée au prisme des habitudes et des productions de la province d’Anjou. L’Anjou est un terroir équilibré, qui produit des ressources abondantes et compte des vignobles qui s’exportent depuis le Moyen Age. Jusqu’au xixe siècle, l’immense majorité de la population qui vit à la campagne se nourrit d’aliments simples : pain, soupe, fruits et légumes cuits surtout, agrémentés les jours de fêtes de viande et de poisson, notamment les poissons de rivière. Dans les maisons bourgeoises ou aristocratiques se dégustent à partir du xviie siècle les nouveaux produits comme le café et le chocolat, et de nouveaux légumes sont introduits aux xviiie et xixe siècles comme la tomate et la pomme de terre. L’Anjou ne possède pas, en matière alimentaire, d’identité propre. Toutefois, s’il n’existe pas de cuisine angevine, il existe sans conteste des spécialités : le beurre blanc, la matelote d’anguilles, le poulet à l’angevine, le pâté aux prunes ou encore le crémet d’Anjou, recettes populaires qui donnent l’image d’un Anjou raffiné et bon vivant.

Patrick Voisin

Patrick Voisin, agrégé de grammaire, est professeur de chaire supérieure dans les classes préparatoires littéraires aux ENS, membre des instances dirigeantes de plusieurs associations ainsi que de comités scientifiques. Il est le fondateur d’un concours international de langue latine et des cultures de l’Antiquité : le concours CICERO. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à l’Antiquité et à la littérature française, notamment :

– Il faut reconstruire Carthage. Méditerranée plurielle et langues anciennes, L’Harmattan, 2007 ;

– La germanie de Tacite, Arlea, 2009 ;

– Ecolo. Ecologie et environnement en Grèce et à Rome, Belles lettres, 2014 ;

– La Valeur de l’œuvre littéraire, entre pôle artistique et pôle esthétique, Garnier, 2012 ;

– Ahmadou Kourouma, entre poétique romanesque et littérature politique, Garnier, 2015.

– « La littérature culinaire constitutive de la nation française au xviiie siècle » in La France et les lettres (dir. R. Vignest), Garnier, 2012.

La table, la cuisine et la littérature culinaire comme piliers de la nation française 

Une révolution marque le xviie siècle : elle n’est pas politique, mais gastronomique. Le royaume de France va s’individualiser au regard des cours européennes, par le biais d’une « nouvelle cuisine » qui se prolongera en « nouvelle nouvelle cuisine » au xviiie siècle. Cette cuisine nationale qui se construit sur deux siècles voit son identité se développer grâce aux arts de la table qui l’accompagnent mais surtout par la fonction quasi-légiférante d’une littérature culinaire à valeur de manifeste. La nation française va même trouver son aliment constitutif : la pomme de terre !

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